Archives pour la catégorie Auteurs asiatiques

Anthologie de la poésie japonaise classique

Anthologie de la poésie japonaise classique couvertureAcheté le dimanche à 50 cents dans un vide grenier, puis lu dans la foulée l’après-midi, et enfin critiqué ce lundi même, voici donc ce nouvel ouvrage : Anthologie de la poésie japonaise classique, édition de G. Renondeau, chez NRF Gallimard. J’avais déjà posé mes yeux sur de telles anthologies, mais cette lecture intégrale est une première, me contentant précédemment à n’en lire que des passages, que le hasard de mes doigts en ouvrant les pages, venait sanctifier la portée de l’écrit. Comme si lire de la poésie japonaise revenait à lire son horoscope quotidien. Là maintenant, c’est plutôt l’étonnement qui me gagne, et en voici les raisons.

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Naufrages / Akira Yoshimura

Voici donc Naufrages, le livre qui clôt mon triptyque sur l’auteur Akira Yoshimura, et je dois dire que je suis heureux d’avoir lu ces livres. Le récit est ici légèrement plus long et non fragmenté, puisque le roman délivre une seule histoire comme dans Le convoi de l’eau. On change d’environnement, après une vallée sauvage perdue au fin fond des montagnes, après l’émulation citadine et la froideur de la planche à découper, on rentre maintenant dans l’atmosphère marine d’un village perdu au bord d’une mer houleuse et de ses rochers bien dangereux.

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La jeune fille suppliciée sur une étagère / Akira Yoshimura

Me voilà de nouveau avec un livre d’Akira Yoshimura. Il faut dire que cet auteur m’attire avec force et m’empêche donc de lire un autre livre de Murakami afin d’en nuancer la critique plutôt acide que j’avais faite de son livre sur la course. Pour le moment je suis sur Yoshimura dont je viens d’acheter deux livres dernièrement ; ainsi j’y reste encore pour cette critique et la prochaine. 

Ici nous avons un livre composé d’un récit principal (La jeune fille suppliciée sur une étagère) et d’un récit secondaire (Le sourire des pierres). Si les deux récits ne sont pas portés par la même écriture,  et en cela ils sont étrangers l’un de l’autre, chacun poussant alors dans sa propre direction, ils sont cependant complémentaires dans le sujet puisque le premier récit porte sur la vie dans la mort tandis que le second récit porte sur la mort dans la vie. L’ensemble forme donc un traitement  assez complet du thème de la mort, bien que les ressorts techniques et stylistiques de l’écriture soient bien différents d’un récit à l’autre. Je vais parler avec plus d’insistance du premier récit, d’une part parce qu’il est le récit principal du livre, et d’autre part parce que, chose absurde, à choisir entre les deux, je choisis le premier.

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Le convoi de l’eau / Akira Yoshimura

Voici un petit livre d’un auteur Japonais Akira Yoshimura (décédé en 2006) que j’ai lu il y a quelques mois et qui m’avait laissé une assez vive et belle impression teintée d’étrange. Sur le coup, je n’avais pas écrit de texte à son propos mais je l’avais prêté à un ami. Me l’ayant rendu et l’ayant apprécié, c’est le moment pour moi de prendre la plume.

Les mots ne se cachent pas dans ce livre, ils sont dits ou pensés, sans jamais ni être dans la retenue ni dans le babillage. Les mots découlent alors naturellement de l’intimité des situations. Le plus souvent c’est la conséquence direct du lieu ; perdue dans la brume au fin fond d’une vallée, une équipe d’ouvriers doit construire un barrage qui engloutira un petit hameau en flanc de montagne ; la nature et le village tissent l’atmosphère du lieu baignant l’équipe d’ouvriers au sein de cette intimité constante. De l’équipe d’ouvriers, on suit un homme en particulier (le narrateur) qui s’enfonce dans cette vallée perdue en cultivant une haine féroce envers sa femme morte. C’est signifié simplement dès la page vingt, se tenant là, entre deux descriptions de la vallée et du groupe, on lit cette phrase violente mais qui ne tranche pas pour autant la lecture :

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Autoportrait de l’auteur en coureur de fond / Haruki Murakami

Mon premier livre de Haruki Murakami possède un statut un peu spécial puisqu’il s’agit non pas d’un roman mais d’un  Autoportrait de l’auteur en coureur de fond ; titre littéralement juste, l’auteur s’adresse directement à son lecteur et lui raconte la manière dont il règle sa vie et puise son énergie pour l’écriture, grâce à une activité physique qu’il pratique quotidiennement, courir. J’avais voulu faire le malin et prendre comme première lecture de Murakami ce livre particulier dans l’ensemble de ses écrits. Malheureusement, après l’avoir terminé, je pense qu’il s’agissait là d’une erreur, oui il s’agit d’une erreur. Je pense qu’il ne s’agit pas d’un bon livre pour découvrir cet auteur, il ne s’agit d’ailleurs pas d’un bon livre tout court, ni même mauvais.

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